mercredi 12 septembre 2007

Alban Berg (1885 - 1935),

Ma découverte personnelle de ses oeuvres se découpe en 3 épisodes marquants :
1 - en 1999, les petites pièces pour piano et clarinette : ma première expérience en musique de chambre
2 - en 2001, Wozzeck à l'Opéra de Lyon (mon 2ème opéra après Pélléasde Debussy) - avec son étonnant dernier interlude du IIIème Acte...
3 - en 2003, la Sonate Op.1, romantique à l'excès, dernière oeuvre que j'ai jouée en examen avant de plier bagages...
Du coup, j'écoute encore aujourd'hui les oeuvres de ce compositeur avec passion, avec en première position, son concerto pour violon, que je conseille vivement à tous... Simple d'accès, émouvant, romantique, chantant... Berg reste finalement le plus accessible des 3 compositeurs de la seconde école de Vienne.

jeudi 2 août 2007

Franchement, c'est NON !

Voici l'interview de J-P Davant, président de la Mutualité Française, en réponse au débat lunaire actuel sur les franchises santé.
( Pour votre mémoire, Nicolas Sarkozy a proposé le 31 juillet l'instauration de franchises santé, sur le modèle du 1€ forfaitaire par consultation médicale déjà en vigueur (sans oublier les 18€ pour les actes médicaux lourds). Elle s'appliquerait sur les dépenses de pharmacie notamment (0,50€ par boîte), les actes paramédicaux (0,50€) et sur les transports médicaux (2€), celà dans la limite de 50€ par an. Elle ne s'appliquerait pas "aux bénéficiaires de la CMU, aux enfants et aux femmes enceintes". )

Pour le président de la Mutualité française, "avec les franchises, on sort du système solidaire de financement de la santé"

LE MONDE 02.08.07 14h56 • Mis à jour le 02.08.07 15h21



Que pensez-vous de la proposition du chef de l'Etat, faite mardi 31 juillet, d'un nouveau système de franchises pour financer la lutte contre le cancer, Alzheimer et les soins palliatifs ?
Ce sont des causes justes, elles méritent une réponse précise et des engagements tenus. La Mutualité française soutient ces causes. Nous mettrons en place, à partir du 1er janvier 2008, un parcours de santé pour mieux orienter nos adhérents et pour que les familles puissent mieux s'organiser dans le cadre de ces pathologies.

Mais, franchement, je ne vois pas comment, à partir de franchises payées par les seuls malades, avec une sécurité sociale déficitaire, on pourrait dégager les sommes nécessaires pour tenir les promesses faites par le président de la République.

Quelle est la solution, selon vous, pour financer ce que vous reconnaissez être des causes importantes ?
Je propose au gouvernement et au chef de l'Etat de mettre en place un véritable système de solidarité, qui permettrait une meilleure prise en charge de ces pathologies. Je ne connais pas d'autre moyen que de faire appel à la solidarité nationale par le biais d'un impôt ou d'une taxe.
Nicolas Sarkozy a souhaité que les assurances complémentaires puissent prendre en charge ces nouvelles franchises. Qu'en pensez-vous ?
J'ai entendu tout et son contraire : la prise en charge par les mutuelles, souhaitée par M. Sarkozy, et l'impossibilité de le faire, ainsi qu'une version intermédiaire, qui lierait cette prise en charge à un contrat dit "responsable" de la part de l'assurance complémentaire. J'attends donc d'y voir plus clair et l'ouverture d'une négociation officielle.
Mais cela ne me semble pas logique que ce soient les complémentaires qui financent le plan cancer, Alzheimer, la recherche sur ces maladies ou encore les soins palliatifs. On ne sait plus trop bien dans quel système on est. De plus, si les complémentaires doivent financer l'équivalent de ce qui a été estimé à 850 millions d'euros, il est évident qu'elles seront obligées d'augmenter leurs cotisations. Mais là n'est pas l'essentiel.

Qui est, selon vous...
Il n'est pas juste de financer la lutte contre ces maladies, la recherche et l'amélioration des soins palliatifs en prélevant des fonds chez les personnes qui vont chez le médecin. Et ceux-là mêmes qui sont atteints de ces maladies - que l'on dit vouloir mieux traiter - seront les premiers à payer. Cela ne me paraît pas correct.

On a parlé de TVA sociale, de bouclier sanitaire et de franchises. Le débat sur le financement de la protection sociale n'est-il pas décousu ?
Avec les franchises, on sort du champ traditionnel de financement de la santé, de son système solidaire.
Si on gérait correctement le système de santé, avec des réformes pour améliorer la qualité des soins, une meilleure répartition de l'offre de soins, une meilleure liaison entre la médecine de ville et l'hôpital, ou encore une meilleure vérification des périmètres de compétence chez les professionnels de santé, infirmières, médecins, etc., on pourrait dégager les sommes nécessaires pour financer les causes énoncées par M. Sarkozy. Mais on refuse obstinément depuis une trentaine d'années de le faire. Pour l'essentiel, le financement de la protection sociale est basé et pèse sur les salaires. Il faut revoir ce système.

Pourquoi, selon vous, cette réforme du financement et de la politique des soins en France n'est-elle pas conduite ?
Tous les gouvernements ont cédé aux différents lobbies qui s'exercent dans notre système de santé : laboratoires, syndicats de médecins... Notre dispositif est malmené, en mauvaise santé financière, et l'on donne des augmentations à un certain nombre de professions, dont les médecins libéraux. C'est choquant.

Avez-vous été contacté par l'Elysée ou Matignon avant les annonces du chef de l'Etat ?
Je n'ai pas été contacté, et il n'y a pas eu de négociation sur le sujet des franchises. Mais cela me paraîtrait la moindre des choses que le président de la Mutualité française, qui représente 38 millions de bénéficiaires, principal mouvement de santé, soit consulté sur ce sujet.
Propos recueillis par Rémi Barroux


Article paru dans l'édition du 03.08.07.


Me revoici !
Quelques commentaires à chaud, si je peux me permettre...
Je ne peux effectivement que partager ce point de vue. Je trouve que maquiller cette mesure en prétextant la recherche sur l'Alzheimer est quelque peu grossier. En effet, qui pourrait s'élever contre l'intention de progresser sur ce domaine?
Encore une fois, on remarque qu'il s'agit d'une manoeuvre du gouvernement "présidentiel" afin de mieux faire passer la pilule et justifier n'importe quoi. Ce qui m'inquiète dans tout ça, c'est la capacité de la droite à dévier les mots de leur sens initiaux : prenons l'exemple du terme "solidarité". Pour la droite, il s'agit, à travers cette mesure de faire preuve de solidarité (tout le monde met un peu dans le pot commun grace aux franchises, etc...). Simplement, ce n'est pas en pénalisant les malades, donc ceux qui vont consulter, qu'on crée plus de solidarité. "Chacun cotise selon ses moyens et reçoit en fonction de ses besoins", tel est le principe fondateur de la mutualité : les biens portants cotisent pour les malades, les valides pour les invalides, les jeunes pour les plus âgés, tout autre schéma conduirait à un système de santé à deux vitesses que nous ne pourrions accepter. C'est pourtant ce qu'initierait le projet de franchises santé. Après le "service minimum" passé en catimini la nuit dernière, c'est sûr, la rentrée sera chargée... Restons vigilants.


A lire : http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-31924402@7-50,0.html
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-31929117@7-50,0.html
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-31924402@7-50,0.html

vendredi 20 juillet 2007

Elisez le looser du mois !

Tout le monde connaît mes capacités à looser... Afin de pouvoir me défendre ou me défaire de cette réputation, j'ai décidé d'organiser un petit concours du looser du mois (qui ne remet pas en cause, bien évidemment, le très célèbre concours du looser de l'année). Seront soumis à vos suffrages, chaque mois, une série de loose (qui relèvent de différentes personnes bien entendu). Elles sont évidemment choisies en fonction de leur originalité et de leur contextualisation.
Après chaque résultat, ce sera l'occasion de revenir plus en détail sur la loose que vous aurez élu majoritairement.
Alors, à vos votes...

mercredi 18 juillet 2007

De retour !

Cher-e-s internautes,

Après une première tentative de lancement de blog plutôt ratée (en mars 2006 pour ceux qui s'en souviennent), me voici de retour... Encore une fois, je crois que le titre risque de ne pas être forcément adapté explicitement au contenu, auquel cas je me risquerais à effectuer une modification en conséquence dudit titre. Preuve en est ce premier post sur la dernière communication presse de la LMDE. Bref, j'espère cette fois tenir le rythme et l'abonder le plus souvent possible.

Bien à vous !

Chantier "Vie étudiante" : réactions de la LMDE

Le dernier Communiqué de la LMDE en réctions aux propos de Valérie pécresse sur le chantier "Vie étudiante" : + d'infos sur http://www.lmde.com/

Chantier vie étudiante : la LMDE attend désormais des actes à la hauteur du constat d'urgence

La LMDE partage les constats formulés par Valérie Pécresse, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, à l'occasion du point d'étape qui s'est tenu hier sur le « chantier vie étudiante », et prend acte des rendez-vous fixés à la rentrés.
Les participants aux différents groupes de travail partagent le constat de la nécessité de mieux définir le rôle et les missions des SUMPPS ( Service Universitaire de Médecine Préventive et de Promotion de la Santé ) afin de leur permettre, notamment, de délivrer certains soins.
La mise en place d'un « pack santé gratuit », comprenant des consultations préventives, dentaires, optiques et gynécologiques représente une avancée très positive, et préconisé de longue date par la LMDE, même s'il est nécessaire d'y ajouter notamment l'accès à des consultations psychologiques.
Le renforcement de la visite médicale obligatoire et la possibilité pour les SUMPPS d'effectuer la visite médicale pour les étudiants étrangers constituent également des avancées structurelles importantes. Toutefois, si l'actualisation du décret sur les SUMMPS promis en ce sens clarifiera de nombreux points, la LMDE sera attentive à la mise en application et rappelle que de telles mesures demandent, pour être efficaces, de bénéficier de moyens budgétaires en réelle augmentation.
La LMDE se satisfait de voir que la Ministre fait de l'accès aux soins des étudiants une priorité. La LMDE attend désormais que suite aux propositions émises par le rapport Wauquiez, et reprises par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle, une proposition au moins équivalente, dans ses ambitions comme dans son objet, au « chèque santé » soit formulée. La LMDE rappelle en effet qu'aujourd'hui 23% des étudiants renoncent encore à des soins pour des raisons financières, et que 13% ne sont toujours pas couverts par une complémentaire santé*. La LMDE espère donc que de nouvelles discussions pourront s'ouvrir au plus vite autour de ce sujet afin de répondre à l'urgence en matière d'accès aux soins des étudiante. Il n'est pas imaginable, qu'a l'issue de ces échanges, une option en deçà du «chèque santé » soit envisagée. En effet, seule une aide financière directe peut répondre à la situation spécifique des étudiants.
D'autre part, la LMDE se félicite de l'importance accordée dans le débat à la place des étudiants handicapés dans l'enseignement supérieur . Depuis plusieurs années, la LMDE interpelle les pouvoirs publics en ce sens, notamment sur la base des enquêtes qu'elle réalise. Cependant, là encore, les moyens financiers devront être donnés pour avancer de manière probante vers une mise aux normes des locaux universitaires pour 2010, comme prévu par la loi du 11 février 2005.

* Etude Nationale sur la Santé des Etudiants de la LMDE, en partenariat avec l'IFOP et Rue des Ecoles.